tu as le ciel
dans les yeux
des escadrilles le traversent
Tu veux élargir
tu veux élargir tes horizons
ta nouvelle lunette
te montre des paysages étonnants
Entre la brune et la barre du jour
entre la brune et la barre du jour
deux filaments de lumière
côte à côte se suivent se fuient
Une ligne une mince ligne
une ligne une mince ligne
une lueur de silence
là où se rejoignent
l’immense inconnue
et les surfaces cartographiées
J’ai cent-deux ans
j’ai cent-deux ans
et j’attends
j’attends le livreur
qui apporte mes repas
comme la pitance d’un animal
qu’on laisse dans sa cage

