dans un monde trop bruyant
j’ai décidé de ne plus parler
parce que je n’entends plus le vent
parce que je n’entends plus l’océan
J’ai marché
j’ai marché dans ma ville
traversé les boulevards vides
longé un millier de chantiers muets
cherché des points de fuite
dans un labyrinthe de briques et de béton
Or donc
or donc qu’en est-il de ces humains
qui se croient tout permis
spéculait une assemblée d’animaux
dans une jonglerie très semblable
à celle des nations unies
Les images défilent
les images défilent sous mon doigt
un éléphant un taliban
un téléthon un piège à cons
Un grand festival
un grand festival accueillait des animaux albinos
pendant l’été pour éviter les imbroglios
occasionnés par la mue hivernale des fourrures et plumages

