mes doigts démêlent tes cheveux
jusque dans tes plis les plus secrets
du bout des doigts
je flatte ton ventre de l’avers comme du revers…
C’est un soir
Je suis habité
je suis habité par un espace immense
dis-tu
une voûte
dirais-je
Tous ces paysages
tous ces paysages rudes
de roc et de buisson
de mousses et de vent
Printemps
fini le chluissement sur les rues liquides et brunes
finis les tagadopes des reliefs caoutchoutés
finies les grailles et le vrombes des mécaniques à neige

