je pars
et laisse au suivant
des feuilles râtelées autour des imprimantes
des documents redondants
des copies inutiles
La porte s’ouvre
la porte s’ouvre
tu viens à moi à petits pas
tu montes sur ma cuisse
te blottis dans le creux de mon bras
Tu as l’âge
tu as l’âge de deux
arthur
et nous entre deux âges
voyons un monde s’éteindre
J’ai joué avec mon corps
j’ai joué avec mon corps
j’ai joué avec ma vie
prométhée dans mon temps
j’ai voulu donner le feu
à mes congénères
Seul
seul en son navire
sans signal
sans erre
sans air

